Thibaut Canuti (Rencontres Européennes, Châlons-en-Champagne 2005)

Thibaut Canuti (Rencontres Européennes, Châlons-en-Champagne 2005)

Par Planète OVNI

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BIBLIOGRAPHIE :

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Conservateur des bibliothèques, historien de formation, Thibaut CANUTI est l’auteur de « Un fait maudit, histoire originale et phénoménologique du fait ovni » chez JMG (2007). « L’Histoire de l’Ufologie Française » est paru en 2011.

Pascal Pautrot, l’un des artisans de la réussite d’UFOmania magazine…

Pascal Pautrot, l’un des artisans de la réussite d’UFOmania magazine…

« Je m’intéresse à l’avenir parce que c’est là que je vais passer le reste de ma vie »

Charles F. Kettering

Bonjour Pascal Pautrot, présentez-vous à nos lecteurs en quelques mots.

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Je suis informaticien et animateur studio. De manière péjorative nous dirons simplement… infographiste ! Après avoir exercé 15 ans dans l’édition multimédia pour Coktel-Vision et Vivendi Universal, j’ai créé ma propre société Artcastle-Productions Studio en 2006 et j’exerce mes activités à Graulhet dans le Tarn.

J’ai collaboré également à différents projets d’édition pour l’association Planète OVNI. Je suis également artiste plasticien. J’ai rencontré pour la première fois Didier Gomez en 1993 et même si je considère avoir fait mon tour de l’ufologie, je continue à le soutenir dans ses projets. Comme je l’ai déjà dit par ailleurs, je lui rend hommage d’être resté droit et honnête en toutes circonstances et d’avoir su si bien appréhender le milieu ufologique dans ce qu’il a de plus noble à offrir aux générations futures.

Je considère que l’étude du sujet OVNI est fondamentale pour l’humanité toute entière parce qu’elle renferme en elle beaucoup plus d’humanité qu’on le croit, dans sa « complexitude ».

Pourquoi avoir créé le site UFOmania.fr ?

Nous nous sommes longtemps posé la question avec Didier Gomez depuis quelques années déjà. Après quelques tentatives infructueuses au milieu d’autres projets, pour le fun dirons-nous et compte-tenu de la masse existante sur le web, il apparaissait clairement que celui-ci devait être longuement mûri avant de voir le jour pour apporter un caractère complémentaire à la revue d’une part et d’être un peu inédit sur le Web par ailleurs. La dernière expérience en date fut le mini site dédié aux deuxièmes Rencontres Rapprochées qui se sont déroulées à Graulhet en septembre 2006. Une initiative personnelle que ce site plutôt destiné à prolonger quelques temps le déroulement de ces fameuses Rencontres. Le site fut abandonné rapidement à la suite d’un écrasement côté serveur dû à l’hébergeur mais il a tout de même permis à beaucoup de monde de vérifier de quoi notre structure est capable. En effet, à ce jour, (11/11/2008) près de 12000 connexions ont été enregistrées en à peine 2 ans… Des quatre coins de la planète, on peut se rendre compte de ce que furent ces journées grâce aux courts extraits disponibles… les chiffres parlent d’eux-mêmes… http://artcastleprod.free.fr/Ufologie/index.htm (clôturé)

Qu’allons-nous y trouver de différent par rapport à d’autres sites consacrés à l’ufologie ?

Ce serait plutôt à Didier Gomez de répondre mais j’ai tout de même envie de dire beaucoup de choses… Un reflet de la revue principalement. Un site décalé, participatif et underground. Un site ouvert aux collaborateurs de la revue pour sa partie rédactionnelle qui devrait faire la part belle à de nombreux auteurs et chercheurs. Une espèce de bible éditoriale, toutes tendances confondues dans la mesure du possible ou de l’acceptable.

Un chemin de fer qui reflétera les différentes tendances de l’ufologie et qui permettra aux internautes, initiés ou pas, d’avoir un fil conducteur intelligent sur l’actualité phénoménale. Sans aucune prétention !

Quel type de contenu ?

Pas de vulgarisation. De l’actualité, des outils, des tendances, des recherches et des analyses effectuées aux quatre coins du monde. Des enquêtes réalisées sur le terrain par les correspondants associatifs parfois. Des articles de fond essentiellement qui permettront, une fois n’est pas coutume, d’élever le débat autant que possible sans se dissoudre dans des polémiques stériles ou ironie puérile.

Des hypothèses, des questionnements, des pistes d’études… Tout ce qui peut, à terme, susciter chez chacun d’entre nous de la réflexion ou apporter de nouveaux sujets d’études ou débats d’idées. Un peu beaucoup dans la lignée du numéro 56 consacré à juste titre au chercheur Aimé Michel sorti le 1er septembre.

Et le multimédia dans tout ça ?

Le multimédia apporte de la valeur ajoutée, sans en faire trop bien sûr. Des reportages, des interviews, des conférences en audio ou en vidéo vont permettre au site de s’étoffer. Pas de catalogues spécifiques photo / vidéo d’OVNI et de petits hommes verts, à moins d’y trouver une justification dans l’argumentaire. Il est important de calquer la ligne de conduite du magazine.

A qui s’adresse-t-il ?

A tout le monde bien entendu. Essentiellement à ceux qui n’ont pas encore la chance d’être abonnés ! Aux chercheurs, aux auteurs et à tous les internautes qui recherchent avant tout de l’information fiable. C’est aussi une sorte d’historique chronologique du magazine qui permet de suivre son évolution au fil des ans.

A terme, le site va t-il remplacer le magazine imprimé ?

Absolument pas ! Même si le site est une option désormais incontournable, sa fonction essentielle est d’offrir un support technologique au magazine, entendu qu’on ne retrouvera pas tout le contenu éditorial de la revue. Pour le moment seuls les éditoriaux et les sommaires des numéros sont portés à la connaissance des internautes. C’est notre pont vers le magazine lui-même.

En revanche, nous allons consacrer une rubrique dans laquelle nous reprendrons les articles les plus pertinents parus dans UFOmania. Au fil du temps, d’autres rubriques seront créées pour des interviews, des reportages audio et vidéo, tout ce que ne peut pas véhiculer le papier donc et qui sera l’un des aspects majeurs du site.

Même si en terme de coûts le papier est plus cher de nos jours, il reste un support privilégié à très long terme et conserve son caractère essentiel de par sa nature. Le plaisir de la lecture électronique sur son portable à la plage et à l’autre bout du monde restera toujours un gadget, une illusion. Une mémoire beaucoup plus sensible et fragile qu’on à l’habitude de croire en réalité !

Qui est en charge de la maintenance du site et pourquoi ?

C’est la société Artcastle-Productions Studio qui sera en charge de sa maintenance aussi longtemps qu’elle le pourra et dans la mesure du possible. Laissons le temps au temps !

Le site est édité par l’association Planète OVNI & UFOmania éditions toujours sous la houlette de Didier Gomez bien sûr, qui reste assurément son unique administrateur et responsable éditorial. Les publications sont d’ailleurs effectuées à sa demande sur le site avec une mise à jour effectuée en général une fois par mois sauf quand l’actualité se bouscule…

Le site sera t-il traduit en Anglais ou dans d’autres langues plus tard ?

Je ne peux pas vous répondre actuellement. Pour des raisons de coûts et parce que les budgets sont quasi-inexistants à l’heure actuelle afin de privilégier l’édition de la revue papier, il est difficile de l’envisager.

Ponctuellement peut-être si l’information est étrangère. Alors oui, nous la publierons dans la langue d’origine également pour intéresser plus de visiteurs. Il existe un grand nombre de traducteurs en ligne qui nous permettent de palier à ce problème. Même s’ils ne sont pas performants ils nous rendent déjà service. Nous travaillons actuellement sur une page d’accueil en anglais et en espagnol pour contenter nos

abonnés étrangers mais étant donné nos multiples activités, cela va prendre un peu de temps, n’oublions pas que nous sommes des passionnés certes mais des bénévoles avant tout. Nous faisons cela pour le plaisir uniquement, et nous sommes perfectibles…

Pour conclure ?

Je dirais pour conclure qu’il faut vous abonner à la revue si vous souhaitez que l’aventure UFOmania perdure le plus longtemps possible.

Didier Gomez s’est totalement investi dans celle-ci en abattant par ailleurs un travail de défrichage considérable. Les revues disparaissent trop rapidement, victimes de leur sensationnalisme parfois mais ceci est de moindre importance; ou, plus grave encore, à cause du manque de soutien de la part d’un lectorat fluctuant, davantage sensibilisé en période de recrudescence du phénomène .

La dissolution récente de la SOBEPS et la disparition de sa revue « Inforespace » est là pour nous rappeler à quel point ces initiatives sont fragiles à terme.

Si vous voulez continuer à donner la parole aux chercheurs, aux scientifiques, aux auteurs, pour être tenu informé régulièrement de leurs recherches, continuez à supporter les revues coûte que coûte. Notre mémoire de transmission en dépend !

La rédaction - Graulhet, le 12 octobre 2008

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L’AUTEUR

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Pascal Pautrot / Paco Salamander

Infographiste, sculpteur, peintre ou concepteur de sites web, cet artiste graphique fait partie intégrante de la structure UFOmania depuis sa création.

A l’origine responsable de publication OVNI Forum qui fusionne en 1995 avec UFOmania… il est aujourd’hui le créateur et webmaster officiel du site www.ufomania.fr

www.ufomania.fr

Pour des questions inhérentes au site :

artcastle@free.fr

Site web Artcastle-Productions Studio

pacosalamander.com

Christian Morgenthaler, responsable de SPICA

Christian Morgenthaler, responsable de SPICA, association ufologique alsacienne.

Interviewé aux Rencontres Ufologiques de Châlons-en-Champagne en 2005

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1. Christian Morgenthaler vous êtes le responsable de l’association SPICA. Pouvez-vous nous décrire l’essentiel de vos activités ?

De nos jours, il est important de connaître et comprendre l’univers dans lequel nous évoluons. Il est également primordial de disposer d’une information sérieuse, objective, complète et vérifiée.

Les buts principaux de l’association sont d’offrir à ses membres la possibilité de pratiquer à tous les niveaux de compétence l’ufologie, l’astronomie, l’aéronautique, la météorologie et la conquête spatiale.

Au sein de l’association, chaque membre peut participer aux activités qu’il désire, que ce soit une seule, ou toutes. Si ont veut classer les activités par ordre d’importance suivant l’intérêt des membres, ont peut mettre l’ufologie largement en tête, puis l’astronomie, suivi par l’aéronautique, l’astronautique et pour finir la météorologie.

En pratique, au niveau de l’ufologie les occupations principales sont naturellement les enquêtes et les réunions permettant de les analyser. Naturellement derrière tout ceci il y a l’élaboration des dossiers, les recherches d’archives etc.. Il va sans dire que les autres thèmes de l’association ne sont pas traités à fond comme l’ufologie. SPICA n’a pas pour but de remplacer les associations spécialisées dans ces domaines. Je prend pour exemple l’astronomie, nous n’allons pas, comme les astronomes faire des calculs, construire des télescopes, faire des observations précises, ou nous spécialiser dans la photographie. Pour les membres de SPICA c’est principalement de connaître le ciel, de s’y repérer, de connaître ce qu’on observe, et naturellement de savoir placer et manipuler un télescope. Ceci se traduira principalement par des soirées d’observation, ou se mélangeront pratique et explications théoriques. Les autres thèmes pour le moment sont principalement de l’apport d’informations, soit lors des réunions, soit par l’intermédiaire de notre revue.

Naturellement chaque membre peut y apporter sa connaissance, peut y proposer de nouvelles activités et peut, s’il le désire, aller plus loin. Nous n’allons pas interdire, à un membre, de construire sont propre télescope, même si ce n’est pas un but de l’association, cette dernière pourra le conseiller et même l’aider.   

2. Quel est votre parcours ? Comment en êtes-vous venu à vous intéresser à l’ufologie ?

Comme j’aime le dire, c’est de la faute de mon épouse. En 1976, elle m’a demandé de prendre un livre pour moi. J’étais un très mauvais lecteur, j’ai choisi un livre sur les OVNI, j’avais vaguement entendu parler de ces événements dans la presse. Comme tout nouveau livre on jette un œil, on lit quelques lignes. Le soir même le livre était lu, et le lendemain je suis sorti d’une librairie avec deux autres livres, une passion était née. Suite aux différentes informations, je me suis inscrit dans une association, LDLN, mais je ne savais pas ce qu’il fallait faire. Ce n’est qu’en 1983 qu’un membre de LDLN a emménagé dans le Bas-Rhin et qu’il a pris contact avec moi, la délégation OVNI Nord Alsace est née et notre groupe a grandi, en 1989 j’ai pris la responsabilité de la délégation.

En 1990, suite à une mésentente entre LDLN et notre équipe, nous avons pris la décision de nous rallier à SOS OVNI, on m’a demandé de prendre la responsabilité de la délégation Nord-est. Là encore, notre groupe a évolué et plusieurs nouveaux membres nous ont rejoint.

En 2000, certains signes nous ont fait comprendre que SOS OVNI n’allait pas bien, et qu’il devait y avoir des problèmes.

Nous étions une bonne équipe, pas seulement une délégation, mais plus, un groupe de bons amis.

Nous avions fait un bon travail et il était dommage de tout jeter, d’abandonner, de laisser tomber quelque chose qui nous passionnait. Cette nouvelle déception m’avait fait penser à tout arrêter. Mais le groupe de copains était là et nous avons décidé de continuer et de créer notre propre association.

SPICA est née en mars 2001 et continu de grandir.

3. Quelles sont les deux ou trois affaires alsaciennes qui vous semblent les plus déroutantes ?

Naturellement il y en a plusieurs, mais je vais prendre les deux dernières.

Celle du 21 août 2002 où un triangle d’une envergure d’environ 110m a traversé la ville de Strasbourg en plein centre et où nous avons pu suivre son itinéraire jusqu’à Erstein où il a disparu. Cet itinéraire a pu être établi grâce à plus de trente témoignages. (SPICANEWS 3)

Le deuxième cas et celui de Betschdorf, au Nord de Strasbourg, le 15 mars 2005, ou un témoin a observé un phénomène assez insolite, avec une forme assez précise que nous n’avions jamais vu dans d’autres témoignages. (SPICANEWS 8)

4. En qualité de responsable d’association, quelle est la priorité de votre travail au sein de SPICA ?

Malheureusement, le travail d’un président d’association comprend beaucoup d’administratif, je regrette souvent les moments où je ne faisais que des enquêtes, bien que j’en fais encore.

Naturellement, dans une association, le responsable est également le point central où arrive toutes les informations, qui doivent être retransmis aux responsables d’activités ou aux membres. C’est aussi les différentes relations qui sont nécessaires à l’association, que ce soit les médias, les institutions scientifiques qui nous sont nécessaires dans nos recherches. Naturellement il doit aussi participer à tous les activités et animations qui sont organisé par SPICA, et représenter SPICA dans des rencontres avec d’autres associations nationales ou internationales. D’ailleurs SPICA rencontre tous les ans les ufologues allemands lors des « Tagugens de Cröeffelbach », rencontre entre diverses associations allemandes (CENAP et GEP, mais aussi des membres MUFON et d’autres).

Le rôle du responsable d’association est également le développement de celle-ci. Ceci passe par la réception de nombreux appels de personnes venant s’informer, mais aussi par de nombreux curieux.

Et comme c’est arrivé en novembre 2006, par la création d’une association qui voulait être reliée à SPICA, et qui est devenue SPICA Champagne.

5. Le phénomène OVNI est complexe, quelles sont les quelques pistes de recherche que vous privilégiez ?

Au sein de notre association nous privilégions principalement l’enquête sur le terrain. Nous pensons qu’il n’est pas possible de faire une bonne investigation si on ne connaît pas le lieu, les us et coutumes. De ce fait, nous ne comprenons pas les recherches qui sont faites par des ufologues qui ne quittent pas leur bureau, ou leur ordinateur. Il est possible avec l’expérience de donner quelques points de vue, quelques idées de recherches à des collègues qui sont sur le secteur, mais la priorité pour nous doit rester le terrain.

Naturellement par la suite, c’est de rechercher les données astronomiques, météorologiques et aéronautiques. Dans la plupart des cas, ces données permettent d’identifier le phénomène qui nous été signalé. Par la suite, les cas peuvent nécessiter des recherches spécifiques, je pense à cette enquête avec photo que nous avions sur Metz (57) où l’explication de la photo est passé par des recherches auprès du musée zoologique qui nous a apporté l’identification du phénomène photographié, une luciole.

6. Comment expliquez-vous que la recherche ufologique française soit aussi moribonde alors qu’en 1954 s’est produite une formidable vague d’observations qui aurait du susciter un intérêt de la part du grand public ? Spica a recensé (x) associations ou groupements ufologiques en France, pourquoi à votre avis y-a-t il autant de groupuscules dans notre pays et pas de réelle organisation centralisatrice ?

Je ne pense pas que l’ufologie française soit moribonde, je crois qu’il y a beaucoup de chercheurs de très bon niveau, malheureusement il y a énormément d’individualisme. Chacun veut tirer la couverture à soit, veut conserver sa petite trouvaille pour lui. SPICA avait proposé une charte pour pouvoir regrouper les associations, tout en laissant leur indépendance, mais il n’y eu aucun retour.

Ceci nous cause également des problèmes dans la recherche, individuellement, ou une petite association, on n’a pas de poids pour avoir des informations officielles, si ce n’est par le biais de portes secondaires. Je vois par exemple nos collègues allemands, ils ont deux ou trois grosses associations. Même les services de police communiquent leurs coordonnées dans le cas où un témoin se présente à eux. Lors d’une enquête, je leur avais demandé une information sur un éventuelle atterrissage d’avion sur un aéroport allemand, il ne me manqué que les coordonnées de la femme du pilote. En France, j’avais fait la même demande, j’ai passé une heure à la gendarmerie de l’air et des frontières pour connaître les raisons de ma demande, pourtant c’était dans le courrier.

N’aurions nous pas plus de poids si nous faisions un collectif ?

Je ne pense pas que les grandes vagues modifieraient quelque chose, les grandes vagues apporteront encore plus de chercheurs individuels, plus de membres dans les associations, mais ces personnes n’ont pas l’expérience nécessaire pour faire de bonnes enquêtes et elles disparaissent dès que la vague est passée. C’est aussi la raison de la disparition des associations, plus ou peu de phénomènes, l’association n’a plus d’activité et de ce fait disparaît. C’est également une de nos analyses lors de la création de SPICA, plus de phénomène, reste l’astronomie, la météorologie, l’aéronautique, de nouveau phénomènes se présentent, des équipes ayant de l’expérience sont là.

7. le CNES vient de mettre en ligne (Internet) plus de 3000 rapports de gendarmerie. Que pensez-vous de ce genre d’initiative ? Cela va-t-il changer quelque chose à la recherche en France ?

Je crois que l’initiative est très intéressante, mais je ne pense pas que ceci va changer quelque chose dans la recherche française. Il faudra voir à l’usage, voir ce qui va être mis en ligne, voir ce que nous pourrons utiliser pour compléter nos dossiers.

8. UFOmania mag tente depuis 14 ans d’informer son lectorat… quels sont à votre avis les points à développer, ceux à conforter et les pièges à éviter ???

Pour moi tous les points d’un magazine sont importants, à partir du moment qu’elle reste dans le domaine que c’est fixé la rédaction, ou l’association qui l’édite.

Je prend l’exemple de SPICANEWS, nous avons pris pour objectif que les articles soient ceux des membres de SPICA, tant pis pour les tournures de phrases, tant pis si ce n’est pas écrit dans un langage journaliste, avec de belles phrases dignes de la faculté des lettres, le principale est, que le texte viennent du font de cœur de celui qui l’a écrit, qu’il viennent de ses tripes. Et si dans un texte ont perçoit l’accent alsacien, dans l’autre celui de la Bretagne ou du Midi-Pyrénées, la revue ne représentera que plus la vie associative.

Et pour ce qui concerne les pièges, je crois qu’actuellement en France ont a souvent la critique facile, et parfois sur le Net, ses critiques vont jusqu’aux insultes. Chacun a ses idées, ses opinions, ses connaissances, pourquoi critiquer ou insulter quelqu’un si on n’est pas du même avis. Ne serait il pas plus simple d’avoir un échange d’idées, l’un peut faire progresser l’autre, et vis versa. Je crois que c’est le plus grand piège.

9. Êtes-vous favorable à davantage d’échanges inter groupements ?

La réponse est déjà dans la réponse à une question précédente, oui je suis pour davantage d’échange entre les chercheurs ufologiques, entre les associations, naturellement ci ces dernières font un travail sérieux. Il va de soit que je ne voudrais pas avoir un partenariat avec une groupe sectaire, et je peux y rajouter à ma voix celles des membres du conseil d’administration de SPICA, ce thème a déjà été discuté lors d’une de nos réunions.

10. Quels sont les livres sur le sujet qui vous semblent incontournables ?

Tous les livres ont un intérêt, chacun y trouvera le sien. Pour certains se sera un livre facile à lire, pour d’autre un livre hautement technique, le troisième ne sera intéressé que par un sujet précis et d’autres ne voudrons qu’un livre de vulgarisation, un de ceux qui m’a amené à l’ufologie. Alors incontournable, il n’y en a aucun, incontournable ils le sont tous à partir du moment où ils restent objectifs.

11. Contrairement aux adhésions des associations ou des revues qui restent minoritaires, l’activité OVNI sur Internet bat son plein avec une multitude de sites et de forums où l’on parle du sujet OVNI. Comment expliquez-vous ce comportement ?

Je pense que ceci revient de nouveau sur une question précédente, l’individualisme et l’ufologie faite derrière un ordinateur. A chacun son choix, mais dommage pour la belle ufologie que nous avons connu dans les années 70 à 90. C’est peut-être a nous, associations, de montrer le chemin, peut-être en passant par un échange inter groupements !

Nous pensions que l’Internet allait apporter plus de faciliter pour rencontrer des témoins de phénomènes, pourtant c’est le contraire, de nombreuses personnes signale un phénomène, mais impossible dans de nombreux cas d’avoir plus d’informations, souvent le message revient, l’adresse n’existe pas. Alors vrai témoin ou faux témoin ?

12. quels sont vos projets pour 2007 ?

Cette année 2007 sera plutôt une année pour fortifier les assises de l’association, notre association étant devenue une association mère, il est avant tout nécessaire de bien mettre en place cette nouvelle organisation. Naturellement c’est aussi le fait de faire connaître notre association, principalement au public, aux futurs témoins de phénomènes. Comme vous le savez, plus rapidement l’information nous parvient, plus facilement nous pourrons l’étudier et trouver les informations nécessaires pour expliquer ou non le phénomène. Ceci passe par des animations publiques comme les soirées d’observation du ciel (astronomie) ou de participer à « la fête de la science ». Naturellement c’est de faire les enquêtes et les recherches des phénomènes qui nous sont signalés.

13. Votre association est très active, envisage-t-elle d’organiser prochainement des rencontres de grande ampleur comme à Chalons ? Et si non pourquoi ?

C’est effectivement un des projets de SPICA, naturellement ce n’est pas pour cette année. Cette proposition sera d’ailleurs l’un des projets qui sera présenté lors de notre assemblée générale. Il va de soit, que pour une telle manifestation, tous les membres d’une association sont nécessaires. Nous avons trouvé les « Rencontres de Chalons » formidables. Ces rencontres permettent aux ufologues de se rencontrer, de se connaître et s’est là que nous nous sommes rencontrés. Peut être aussi une manière d’avoir d’avantage d’échange inter groupements, et ceci au niveau international.

La proposition actuelle est pour 2008, mais il faudra voir si une année de préparation suffira.

Attendons la décision de notre assemblée générale, nous vous informerons dès que la décision sera prise.

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L’AUTEUR

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Pierre BEAKE et le Col de Vence

Pierre BEAKE et le Col de Vence

(UFOmania N°53 - Interview)

Depuis quand vous intéressez-vous à titre personnel à l’ufologie et à ses mystères en général ? Quel a été l’élément déclencheur ?

J’ai commencé à m’intéresser au sujet alors que j’étais encore adolescent. Plus précisément, tout a commencé pour moi en 1973 ; j’avais une quinzaine d’années. A l’époque j’habitais à Briançon, et c’est une rencontre avec M. Ego Busca, un enquêteur collaborant à la revue LDLN, qui m’a mis le pied à l’étrier. Il a joué à l’époque en quelque sorte le rôle de mentor pour moi, et c’est en sa compagnie que j’ai fait mes premières veillées dans les forts Vauban des environs. Aussi extraordinaire que cela puisse paraître, j’ai eu la chance d’observer des manifestations insolites dans le ciel pur des hautes Alpes dès ces premières sorties nocturnes. Dès lors, la passion pour les mystères du ciel n’allait plus me quitter.

J’ai très rapidement acquis une carte d’enquêteur pour LDLN et mis à profit une grande partie de mon temps libre pour participer à des investigations sur la région et continuer à me documenter. Les années suivantes de 1974 à 1978 ont été occupées à voyager sur les océans autour du monde, car à l’époque j’avais embarqué sur le paquebot Queen Elizabeth 2, dans le cadre d’un apprentissage professionnel. Ayant renoncé à la vie de marin à la fin de l’année 1978, j’ai regagné le domicile de mes parents qui s’étaient établis entre temps à Nice dans les Alpes maritimes. J’ai spontanément noué des liens d’amitiés avec quelques jeunes qui dans mon quartier étaient également passionnés par le phénomène OVNI. A la recherche d’un lieu approprié pour faire des veillées sur la région, nous avons rapidement jeté notre dévolu sur le col de Vence et ses paysages désertiques et énigmatiques. A l’été 1979, nous vivions nos premières expériences insolites sur le site. Depuis cette époque, je n’ai pas cessé de passer au crible le secteur et multiplier les veillées d’observations.

Vous passez régulièrement sur les plateaux TV (dernièrement à l’émission « Pièces à conviction » sur France 3 en juin 2007), vous êtes par conséquent avec votre équipe parmi les plus actifs dans le sud-est, pouvez-vous nous présenter vos différents secteurs d’activités ?

Pour l’essentiel nous concentrons nos activités sur l’étude des manifestations ayant pour cadre le col de Vence et ses environs immédiats. Ces cinq dernières années, nous avons également été amenés à nous intéresser au phénomène des Crop circles dont le sud de l’Angleterre concentre l’essentiel des manifestations (tout en restant vigilants à l’important parasitage lié aux réalisations humaines).

Afin de rendre compte de nos enquêtes et expériences sur le terrain, nous avons décidé à partir de l’année 2005 de monter l’association « ColdeVence.com » afin de mettre en ligne un site internet, et définir un cadre plus officiel pour développer divers autres projets multimédias, notamment des films documentaires.

Nous sommes également de temps à autre sollicités pour donner des conférences à l’invitation d’autres structures.

Selon vos propres termes, le col de Vence est une « zone d’anomalies permanentes ». Pensez-vous qu’il existe un lien de cause à effets entre les phénomènes observés et votre disponibilité à vous rendre rapidement sur le terrain, autrement dit, le phénomène (quel qu’il soit…) ne s’adapte-il pas à votre soif d’observation ou est-il présent de toutes les façons sur le site du col de Vence ?

Il y a assurément la permanence d’un phénomène insolite dans le secteur du col de Vence, et qui ne date pas d’hier, car on trouve des indices à cet égard qui remontent loin dans le passé.

D’un autre côté, avec le recul notamment de ces quinze dernières années, il est indubitable qu’il y a une forme de résonance entre ce phénomène et nous (et d’autres aussi).

Peut-être en raison de l’assiduité dont nous avons su faire preuve pour notre part (mais aussi d’autres facteurs qu’il reste à éclaircir), nous avons été confrontés de façon répétée tout au long de ces années à des manifestations très étranges et variées. Il est dès lors tentant d’y voir une forme d’interaction.

Il semble qu’une des composantes essentielles du phénomène s’incarne dans la dimension psychique. Ce qui est à l’origine de l’ensemble de ces manifestations, quel que cela puisse être au demeurant, paraît doté de la capacité à sonder les esprits, à tester les réactions des individus, parfois de façon très ciblée. En certaines circonstances, il peut même fonctionner comme une espèce de miroir, renvoyant en quelque sorte à la face des individus leurs croyances, mais aussi leurs doutes, leurs contradictions, leurs peurs aussi, comme pour mieux les abuser et les manipuler, et peut-être au final, tirer un certain parti des situations ainsi provoquées. En ce sens, on peut considérer que le phénomène s’adapte aux personnes auprès desquelles il a choisi de se manifester.

Ces points essentiels à nos yeux seront développés dans un livre à paraître courant de l’année 2008.

Il y avait au début des années 90 une dizaine d’associations ufologiques dans le sud-est comme le CEOF, Ovni-Présence, CERPA, Trait d’union…Pour ne citer que les plus connues. Combien en reste-t-il aujourd’hui ? Et quels sont vos rapports relationnels avec les autres groupements ?

Le milieu de l’ufologie est un microcosme. Les gens qui s’investissent concrètement ne sont pas très nombreux. Certains préfèrent la discrétion, ou travaillent en dehors de toute structure.

Pour notre part nous entretenons finalement assez peu de rapport avec les autres associations. Nous avons des échanges informels au travers d’un petit réseau d’amis ou connaissances. Ces dernières années nous avons plutôt développé des contacts avec des chercheurs étrangers, surtout par le biais d’Internet, ce qui s’est révélé un fort stimulant pour nous, et la poursuite de nos enquêtes.

Par ailleurs, le comportement même du phénomène, et son évolution dans le temps a pu aussi en décourager plus d’un. Cela peut d’ailleurs correspondre à une véritable stratégie de la part d’un phénomène profondément protéiforme et manipulateur, qui tel un caméléon, fait étalage d’une maîtrise totale dans l’art du camouflage, des faux-semblants, s’ingéniant en permanence à brouiller les cartes. Finalement il offre très peu de prise consistante à l’analyse avec les outils et les méthodologies classiques auxquels ont recours les hommes de sciences, d’où peut-être la réaction de rejet de la communauté scientifique dans sa grande majorité.

Comment expliquez-vous que mis à part le CERPA de Bernard Hugues, vous soyez les seuls à être encore présents dans l’actualité OVNI de votre secteur ?

Bernard Hugues est en effet très actif dans les bouches du Rhône notamment au travers de l’organisation des repas ufologiques de Marseille. Il a aussi été par le passé à l’initiative de différents évènements d’envergure (notamment des congrès aux quels ont participé des chercheurs de premiers plan sur la scène internationale). Il y a d’autres petits groupes qui travaillent sur le sujet ici et là. Il ne faut pas tout ramener à une question de visibilité médiatique. Par exemple, Jean-Noël Degain de son côté est aussi très actif dans le Var, avec son association GEESA. Il vient nous rendre visite de temps à autre sur le col de Vence pour des veillées en commun.

Pour le reste, il est vrai que la recherche en ufologie semble actuellement passer par une période de déclin, certainement en rapport avec une activité du phénomène globalement plus faible ou discrète ces dernières années. Cette situation n’est d’ailleurs pas spécifique à la France ; il n’y a qu’à considérer la récente dissolution de la SOBEPS en Belgique. De notre point de vue, il ne faut voir là que des circonstances conjoncturelles.

L’ufologie en question

Que manque-t-il selon vous à l’ufologie pour s’affirmer comme un sujet d’étude à part entière ?

Que la communauté scientifique hôte ses œillères, car c’est assurément un sujet d’étude à part entière, qui réclame un traitement pluridisciplinaire !

A propos des médias, y-a-t-il un réel intérêt pour les ufologues de participer à des émissions télévisuelles quand on sait que le sujet est toujours traité de façon superficielle ?

Plutôt que de laisser champ libre aux illuminés de tout poil, ou aux scientifiques qui nient tout en bloc, montrant soit une parfaite mauvaise foi, soit une ignorance crasse du dossier OVNIs, il apparaît nécessaire d’organiser un semblant de résistance, pour rendre compte des témoignages et du travail d’enquête qui peut être réalisé sur le terrain par des bénévoles dévoués et sincères.

Si ça doit passer par la participation à des émissions de télévision, avec les risques de bidouillage au montage, c’est un risque à assumer. L’idéal serait des émissions en direct, pour se prémunir de toute forme de censure ou de manipulation malhonnête de la part des journalistes prisonniers de leurs préjugés. Il semble que ce genre d’émission soit hélas devenu très rare dès que l’on touche à des sujets « sensibles »…

C’est ce qui nous a conduits pour notre part à financer sur nos propres deniers des films documentaires (même si, par ce canal, on ne peut prétendre à la même audience).

C’est toujours la même histoire, le pot de terre contre le pot de fer, mais on ne va tout de même pas rester les bras croisés !

Le CNES via le GEIPAN vient de mettre une grande partie de ses archives sur internet. Avez-vous foncièrement appris quelque chose de nouveau sur des cas méconnus ? Cela va-t-il vraiment changer la donne ?

Non, dans la mesure où les dossiers divulgués manquent dans l’ensemble singulièrement de précisions pour un organisme qui est censé faire un traitement en profondeur. Mais chacun sait que le GEIPAN, comme les différentes structures qui l’ont précédé (GEPAN, SEPRA), ne disposait pas de moyens suffisants, tant sur le plan humain, que financier. En dehors de quelques enquêtes plus approfondies, l’essentiel du travail s’est limité à du classement et quelques statistiques.

La mise en ligne d’une partie des dossiers du GEIPAN est en fait une opération de communication, un coup de publicité pour donner l’impression que les choses bougent, qu’il y a une volonté de clarté.

En fait cela ne va rien changer à la donne, c’est le statu quo.

Si le dossier OVNIs est vraiment étudié quelque part dans les instances officielles, ce n’est pas sous les auspices du CNES.

Espérons seulement que le rapport COMETA n’ait pas été lettre morte…

Pensez-vous que le public s’intéresse vraiment à la question ?

Oui certainement ! Et malheureusement en réponse à cette curiosité brûlante, les médias institutionnels français ne proposent pas d’émissions honnêtes et objectives (à la remarquable exception près de celle diffusée sur la chaîne Arte en 1995).

Pourquoi, plus de 50 ans après la vague de 1954, on a parfois le sentiment de tourner en rond ? Que retenez-vous des 50 dernières années de l’ufologie ?

S’il y a une chose peut-être à retenir, c’est que les certitudes de nos ainés sur le dossier se sont évanouies au fur et à mesure de ces nouvelles mises en scène ou « habillages » dont le phénomène a le secret. Il y a là dedans un côté profondément manipulateur. L’essence même du phénomène reste insaisissable.

A cet égard, on peut en effet avoir le désespérant sentiment de tourner en rond, et d’être leurrés par ce qui se cache derrière cet ensemble de phénomènes complexes.

Je reste néanmoins convaincu que les chercheurs qui se sont penchés sur les éléments du folklore et des légendes ancestrales ont mis le doigt sur quelque chose d’important, à savoir que le phénomène, quel qu’il puisse être, se manifeste dans la sphère humaine depuis des temps très reculés, bien antérieurs à la période moderne qui trouve son fait fondateur dans l’observation de Kenneth Arnold (pour ce qui est des médias tout du moins).

S’il y avait une explication pour expliquer à la fois les manifestations du col de Vence et l’origine des OVNIs, quelle pourrait-elle être ?

Joker ! (rires). Je ne veux pas pour autant prendre la tangente, mais je ne pourrai ici exprimer qu’un avis, une intuition, tout au plus une hypothèse parmi d’autres, en aucun cas une EXPLICATION !

Dans la mesure où la proposition que je pourrai être amené à faire susciterait chez vos lecteurs plus d’interrogations et perplexité que de clarification, je préfère pour l’instant m’abstenir. J’ai néanmoins suggéré en filigrane quelques pistes dans les réponses précédentes…

Le col de Vence

Quels sont les deux ou trois derniers cas que vous pouvez nous soumettre et qui restent à votre avis très troublants ?

Il ne m’est pas possible de développer dans le cadre de cet article, aussi je me limiterai à seulement évoquer trois facettes du phénomène tirées de l’actualité récente:

L’observation très spectaculaire d’une dame dans les environs de Vence (le témoignage a été rapporté sur notre site internet ainsi que dans le n° 386 de la revue LDLN). Assurément une RR2, et peut-être même une suspicion de RR3, tant l’indice d’étrangeté est grand. Il y a d’ailleurs eu des récidives à ce cas pour ce même témoin…

Les expériences de type « Poltergeist » auxquelles nous avons été confrontées dernièrement sur le col de Vence mais aussi en dehors (la « signature » du phénomène étant pour nous indéniable, celui-ci venant nous relancer en quelque sorte jusqu’à plusieurs centaines de kms pour ce qui concerne le dernier épisode en date, particulièrement spectaculaire par son intensité et sa durée).

Des synchronicités très étonnantes qui mêlent le recueil de témoignages extérieurs à notre groupe, et en même temps, des expériences ou manifestations insolites dont nous avons pu être les témoins privilégiés, comme si tous ces éléments étaient en fait intimement liés les uns aux autres, tel un vaste puzzle dont nous n’aurions qu’une vision fragmentaire…

Bien sûr tous ces éléments seront abordés en détail dans les projets documentaires actuellement en chantier.

Si diverses « anomalies » ont pu être filmées ou photographiées au col de Vence, quel pourcentage d’inexpliquées y-a-t-il au final ? Que se passe-t-il au col ?

Sur ce point les avis divergent fort, même au sein de notre propre groupe. Certains considèrent que tels ou tels documents (photographiques ou vidéos) ne cadrent avec aucune explication conventionnelle alors que d’autres veulent y voir des artéfacts ou des confusions.

Ce qui fait qu’au final, et en l’état actuel des choses, il est bien difficile d’estimer de façon pertinente un pourcentage de cas inexpliqué. Autrement dit, la proportion des inexpliqués peut varier fortement d’un individu à l’autre. Il faut s’efforcer à prendre du recul pour examiner les faits et les documents de façon dépassionnée, mais dans le même temps, ce serait biaiser que d’ignorer le contexte et les circonstances précises dans lesquelles ces documents ont été réalisés. La tâche est donc particulièrement ardue.

Quant à ce qui se passe au col de Vence, on peut énumérer des faits, rapporter des tas d’anecdotes, certaines parfois très déroutantes, mais quant à les expliquer, pour l’instant nous préférons laisser cela à d’autres. Ce qui ne nous empêche pas de spéculer, d’émettre entre nous des interprétations, des hypothèses. Nous ne développerons pas plus dans le cadre de cet article, car étayer les unes et les autres prendrait ici trop de place.

Quel travail ou projet ufologique occupe actuellement votre emploi du temps ?

Nous travaillons actuellement sur deux projets majeurs pour nous :

1/ Un second film documentaire (qui devrait être d’une durée d’un peu plus de 2h30), qui va faire suite à « Ufos & Crop circles » sorti en octobre 2005. Ce film est auto produit par l’association ColdeVence.com

Les recettes des ventes du premier film sont entièrement mobilisées pour financer la réalisation de ce second volet qui va traiter et développer des aspects non encore abordés autour des deux thématiques suivantes:

-  Les phénomènes insolites qui ont pour siège le col de Vence,

- Les traces dans les champs de blés (« crop circles »), avec à la clé de nombreuses interviews de spécialistes internationaux et de témoins (certains de ces entretiens sont des exclusivités).

Le DVD devrait être prêt dans le courant du premier semestre 2008.

2/ Un livre, abondamment illustré, qui sera la pierre angulaire de notre travail, et apportera de nombreuses nouvelles révélations sur les expériences qu’il nous a été donné de vivre tout au long de ces années ainsi que des mises en perspectives et réflexions sur le fond.

La publication du livre est également prévue pour le courant de l’année 2008, chez l’éditeur JMG (Jean-Michel Grandsire éditions).

Vous avez des compétences certaines notamment dans la réalisation de documentaires et reportages à caractère ufologique…D’autres associations comme vigie-ovnis 29 s’investissent dans l’élaboration de matériel de détection performant. Ne trouvez vous pas regrettable que chacun œuvre dans son coin alors que l’ufologie dispose à priori de tous les moyens nécessaires à son bon développement. Que vous inspire cette réflexion ?

C’est en effet un constat que nous pouvons partager. En France, l’esprit de clocher prévaut, et les petites rivalités mesquines empoisonnent encore trop souvent les rapports entre les uns et les autres. Parfois ce sont des avis tranchés sur la question qui nous occupe qui font obstacle à toute possibilité d’échanges, collaborations, montage de projets en commun entre différentes structures d’enquêtes, associations, groupements formels ou non.

Je ne considère pas qu’actuellement, tout du moins en France, l’ufologie dispose de tous les moyens nécessaires à son bon développement. Bien sûr ce n’est pas de la bonne volonté des uns ou des autres qui fait défaut (au niveau de la cheville ouvrière des groupements encore actifs sur le territoire national), mais plutôt des relais efficaces et assumés au grand jour dans la sphère scientifique, pour une contribution vraiment pluridisciplinaire, à un bon niveau. Bien sûr, ceci suppose que les médias institutionnels cessent de miser sur le sensationnalisme ou le dénigrement systématique, et fassent un écho objectif et factuel aux initiatives qui peuvent être prises ici ou là.

D’un autre côté, la recherche dans ce domaine, dont les contours restent encore très flous, souffre d’un travers peut-être rédhibitoire, celui de vouloir enfermer les phénomènes dans des rubriques hermétiques, cloisonnées les unes par rapport aux autres. Autrement dit, on est encore bien trop pollué par des à-priori ce qui amène souvent les « esprits forts » à statuer arbitrairement, et souvent à distance, sur la teneur d’un dossier, et l’intérêt qu’il mérite ou non.

Tant que cette situation perdurera, la recherche piétinera…

Aux lecteurs de UFOmania qui souhaiteraient se faire une idée du col de Vence, quelle est la meilleure période de l’année pour observer quelques chose ?

La question est plutôt savoureuse…Il n’y a pas de période privilégiée dans l’année pour observer quelque chose au col de Vence. Nous avons expérimenté pour notre part des évènements insolites tout au long de l’année, par tous les temps, de jour comme de nuit. Bien sûr la fréquence est très variable, il y a des moments où les phénomènes vont se faire plus nombreux, variés et spectaculaires, sans que l’on sache pourquoi et d’autres périodes, plus ou moins longues, où il ne va rien se passer de significatif, mais la vigilance doit rester intacte. Aucune saisonnalité ne se dégage donc. On en est réduit aux spéculations. Je peux en parler avec un certain recul, car je fréquente le col de Vence assidument depuis 1979…

S’il est dit quelque part que vous devez être un jour témoin de quelque chose, et bien il en sera ainsi, que cela soit au col de Vence ou ailleurs au demeurant.

Cela s’appelle le destin. Et il ne faut pas nécessairement voir en cette opportunité une chance, car beaucoup de gens peuvent s’en trouver fortement déstabilisés et perturbés. Ce sont rarement des évènements neutres. Nous avons connu dans notre propre entourage des cas de ce genre. Le message que je tiens à faire passer par dessus tout, avec mes amis, c’est que ce n’est pas un divertissement. Il ne faut pas voir dans le col de Vence une espèce d’UFOLAND, pour des gens en mal de sensations fortes.

Il est illusoire de penser qu’il suffit de se rendre sur les lieux pour être témoin de quelque chose d’insolite. Mais dans l’hypothèse où il se passerait quelque chose, la question est plutôt de savoir quelles sont vos motivations profondes, et si vous serez prêt à vivre des événements qui sortent du cadre conventionnel, avec toutes leurs implications potentielles (psychologiques, intellectuelles, physiques…) ?

Au-delà des enquêtes et des veillées que nous réalisons sur le terrain pour tenter de comprendre la nature et l’origine des phénomènes, ce qui nous importe aussi, c’est, modestement à notre niveau, d’amener nos concitoyens à s’interroger sur le monde qui nous entoure.

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L’AUTEUR

Pierre Beake

Coordonnées de l’association ColdeVence.com

Le siège de l’association est domicilié à mon adresse :

Le Brigantin n°2 – 39 avenue Aimé Martin 06200 Nice

Prix du DVD1 : 26 euros hors frais de port

Prix du DVD2 : 26 euros hors frais de port

Date de sortie : Courant 2008

Où le commander ?

Sur le site internet de l’association :http://www.coldevence.com, FNAC.

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Découvrez le premier livre grand format avec des dizaines de photos couleur consacré aux mystères du col de Vence !

Publié par JMG éditions « Le Temps Présent », il sera disponible en librairie dès le 20 juin prochain. Vous pouvez également le commander contre 29 euros (frais de port inclus) à :

JMG éditions

8, rue de la mare 80290 Agnières

Téléphone : 03 22 90 11 03

Email : jmg-editions@wanadoo.fr

Sur simple demande de votre part vous recevrez gratuitement notre catalogue.

AIME MICHEL, le libre penseur et les OVNIS

AIME MICHEL, le libre penseur et les OVNIS

par Thibaut Canuti

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« Pour moi, je n’ai jamais eu, depuis mon enfance, qu’une seule et unique passion, une seule curiosité, qui est la pensée non humaine. Toutes mes recherches et toutes mes réflexions depuis l’âge de quinze ans ont ce seul objet : que peut être une pensée autre que la mienne? Et que l’on cherche bien. La pensée non humaine, selon le beau titre de Jacques Gravent, ce peut être la pensée infrahumaine, c’est-à-dire animale, ou la pensée surhumaine étudiée par les parapsychologues, ou la pensée extraterrestre.

Les bêtes, la parapsychologie, les soucoupes volantes, tous ces niveaux de pensée n’étant probablement (mais ceci est une autre histoire) que des moments d’une évolution unique et multiforme que nous parcourons en un éternel cheminement ».

Aimé Michel – Les tribulations d’un chercheur parallèle

Aimé Michel est assurément une des figures tutélaires de l’ufologie française. D’abord parce que sa pensée féconde et « hors-norme » va l’amener à s’intéresser à un ensemble de connaissances aussi hétéroclites que les M.O.C. (Mystérieux objets célestes), les phénomènes paranormaux, l’intelligence animale, de façon générale et continue, tous les ressorts de la pensée non-humaine et ce qu’il considérait comme son aboutissement, l’approche du surhumain pour paraphraser Michel Picard [2], auteur d’une remarquable hagiographie sur Michel qui recense également de nombreux articles de l’auteur publiés dans la revue « Planète » de Louis Pauwels.

Sur les ovnis, le travail de Michel sera déterminant. L’homme a tout saisi, avant tout le monde ou presque, du caractère profondément exotique de la réalité et de l’apparente incohérence du phénomène. La vague de 1954 lui donnera l’occasion de compiler un ensemble de cas qu’il inventorie, cherchant y compris dans les mathématiques et la géographie, une intelligence globale à ces manifestations. Ses longues correspondances où il donne libre cours à sa plume, comme ses innombrables articles ou ses livres, lui feront édifier un réseau d’amitié considérable qui constituera pour une part le fameux « Collège invisible » que nous évoquerons plus avant.

Né en 1919 dans un petit village des Alpes provençales, le destin d’Aimé Michel est marqué par la poliomyélite qu’il contracte en 1925. Immobile et perclus de douleurs durant ses jeunes années, il découvre déjà par la force des choses, le refuge que représente la pensée, l’imaginaire et le rêve [3].

Cette terrible expérience sera néanmoins fondatrice de ses passions intellectuelles. Sa maladie l’ayant rendu inapte à l’activité manuelle, il poursuit des études de philosophie puis obtient en 1944 le concours d’ingénieur du son. Il rejoint alors le secteur de la recherche de l’ORTF.

Son intérêt pour les ovnis date de la vague scandinave de 1946 [4]. Comme l’essentiel de l’opinion à cette époque, il est alors persuadé qu’il s’agit là de prototypes d’avions ou de fusées militaires. Plus que sceptique sur tous ces faits, y compris après la parution du livre du major Keyhoe [5], l’un des tout premiers ufologues américains, il continue de s’intéresser à tout ce qui touche à la parapsychologie, aux phénomènes ignorés ou mystérieux de la science, accumulant une documentation considérable.

Sa présence sur un reportage radiophonique consacré à la météorologie lui fait rencontrer Roger Clausse, ingénieur de la Météorologie Nationale, lequel lui transmet un dossier entier constitué de phénomènes inexplicables enregistrés par les stations météo. Les faits qui y sont mentionnés, suggèrent en tous points ceux évoqués par Keyhoe dans son livre et Aimé Michel se persuade définitivement de la réalité des ovnis. Les cas lui sont ici rapportés par des scientifiques professionnels, spécialistes en outre de l’observation des cieux et rejoignent pareillement ceux relevés par Keyhoe impliquant aussi des scientifiques.

« Je m’assois dans un coin, commençait à lire et reçus l’un des chocs de ma vie. Cette fois, il ne s’agissait plus d’articles de presse ni de livre douteux. Un peu partout, en Afrique Equatoriale, au Sahara en Amérique, en France, et même sur une base militaire proche de Paris, des techniciens de l’observation atmosphériques décrivaient exactement ce que j’avais lu dans Keyhoe… [6]».

Affecté au service Recherche de l’ORTF, il a tout loisir de rassembler tous les articles de presse parus sur le sujet et d’approfondir ses sources. A la lecture de Keyhoe, convaincu du double-langage de l’US Air Force, il tâche d’établir des contacts avec l’Armée qu’il conservera tout le long de son existence.

« [7] Mon enquête fut d’abord inspirée par une illusion dont la candeur, avec le recul des années, me paraît tout simplement navrante: je croyais que quelqu’un savait. Cette illusion, à vrai dire, je la tenais de Keyhoe lui-même, dont le livre était conçu de façon à faire croire que l’armée américaine cachait la vérité au public. Si donc l’armée américaine savait, l’armée française, son alliée, savait peut-être aussi».

C’est sur cette base qu’il agite ses réseaux et parvient à obtenir un rendez-vous avec le capitaine Clérouin, alors en charge des services de renseignement de l’Armée de l’Air sous les ordres du général Chassin et Jean Latappy, un civil, dessinateur pour la revue « Forces aériennes françaises », féru de soucoupes volantes et qui comme Michel accumule et conserve toutes les pièces du dossier ovni – Latappy contribuant notamment à l’iconographie cartographique du « Mystérieux objets célestes » de Michel-.

« [8] Je ne me rappelle ni qui arriva le premier ni comment furent faites les présentations. Ils étaient deux, en civil l’un et l’autre, le capitaine C… et M. Latappy,  » un ami ». L’un hilare, décontracté, le verbe agile et truffé de calembours. L’autre sombre, émacié, l’œil ardent, la moustache énigmatique, un authentique agent de film d’espionnage. Mais le capitaine, c’était le premier. Et en moins de cinq minutes, je compris que tout le scénario dramatique imaginé par Keyhoe n’était qu’un rêve puéril.

- Le secret militaire ? Laissez-moi rire ! dit le capitaine en faisant ce qu’il disait. Des secrets sur de petites choses, tant que vous voulez. Ceux-là, on se les cache, on se les vole, on se les vend tant bien que mal un peu partout dans le monde. Mais une chose aussi énorme que les soucoupes volantes, vous n’y pensez pas ! Pour qu’un engin, un seul, à l’état de prototype, vole comme les soucoupes sont censées le faire, il faudrait, vous le savez aussi bien que moi, une révolution de la physique. C’est déjà énorme. Toutes les révolutions scientifiques se font simultanément dans tous les pays avancés, et ce que les Américains savent, les Russes le savent aussi à très peu d’écart près, et inversement. Ne m’objectez pas la bombe atomique : la bombe ne correspondait à aucune révolution scientifique. Mais surtout, pour permettre à une seule soucoupe de s’envoler, il faudrait une révolution industrielle, l’effort de tout un pays, une véritable mobilisation des richesses, des moyens et des esprits. Sacrebleu ! C’est comme si vous parliez de monter une locomotive dans ma chambre à coucher à mon insu ».

Aimé Michel est alors persuadé que l’Armée et les autorités publiques dans leur ensemble ne dissimulent rien sur les ovnis. Cette tournure d’esprit le séparera d’ailleurs définitivement des ufologues français qui reprendront à leur compte les idées conspirationnistes importées de l’ufologie américaine.

La rencontre avec Latappy ayant encore accru ses sources, il est à la tête d’une documentation impressionnante lorsque parait en juillet 1953 son premier livre, « Lueurs sur les soucoupes volantes » [9].

Michel reste alors très ouvert sur la question et son but est de porter à la connaissance du plus large public les éléments du dossier ovni.

Evoquant ce premier livre il déclare : « Non seulement il ne prétendait pas apporter la preuve manquante, mais je me bornais à y présenter les diverses conclusions possibles sans me prononcer.

Mon mobile était, à mes yeux du moins, limpide. Puisqu’on ne pouvait rien prouver, que du moins les faits allégués soient connus. Cette modeste ambition me semblait d’une logique aussi saine que celle de la preuve préalable ». Il évoque ainsi la controverse naissante aux Etats-Unis et les cas mondiaux les plus probants, en particulier pour l’année 1952 où il dresse des comptes-rendus de cas désormais célèbres, tels que l’œuf de Draguignan, les observations d’Oloron, de Gaillac, la soucoupe du Bourget ou le cigare de Marignane. Il y promeut également la théorie du capitaine Plantier sur la propulsion « électro gravitationnelle ».

L’ambiance est alors à un certain optimisme et l’ovni semble à Michel, comme à beaucoup d’autres, intelligible à court terme puisqu’il ne faut y voir aucun secret militaire et que des scientifiques de bonne volonté se saisissent du sujet, malgré les protestations offensées de l’Union rationaliste et ses partisans. Ce premier livre est un succès et lui ouvre de nouveaux contacts comme Pierre Guérin, avec qui il se lie d’amitié. Il fait également la rencontre de Jean Cocteau, fasciné par le sujet, qui préfacera une édition ultérieure de l’ouvrage. Cocteau décrit ainsi Michel dans son journal : « [10] Je viens de recevoir la visite d’Aimé Michel (auteur du livre : Lueurs sur les soucoupes volantes). C’est un petit homme très jeune, presque rabougri, chauve et d’une intelligence rayonnante. Il va toujours plus loin que le plus loin et cela sans la moindre vague. Nous avons longuement parlé de cette aptitude nouvelle de la science à ne plus craindre ce qui la dérange ».

Cette volonté d’entreprendre enfin la recherche et de diffuser l’information sur les soucoupes dans le grand-public va être largement aidée par la vague de 1954 en France, qui va à la fois donner une matière dense et immédiate au chercheur infatigable qu’est Michel, mais susciter encore de nouvelles interrogations qu’il ne cessera plus, dès lors, d’investiguer dans tous ses aspects. L’un des problèmes que soulève la vague d’ovni de 1954, et qui n’a jamais été résolu depuis, réside selon Michel dans l’administration de la preuve scientifique dans un contexte aussi prolifique en observations singulières, diversement vérifiées et investiguées. C’est Jean Cocteau qui lui suggère alors de « chercher l’ordre dans le désordre ». C’est ce souhait de distinguer une structure unique dans les observations d’ovnis qui va le conduire à formuler la théorie de l’Orthoténie.

En 1953, Jimmy Guieu et Michel sont déjà conjointement frappés par le fait que la fréquence des observations d’ovnis est plus soutenue lors des périodes où la terre se trouve être en grande proximité avec la planète Mars. Ce constat rejoint celui de l’ingénieur canadien Wilbert Smith, sur le même point.

Cela permet à Aimé Michel d’annoncer dans un entretien à Paris-Match au printemps 1954, une vague pour la fin de l’année [11]. Sa théorie se trouve validée avec éclat par les événements en cascade de septembre et octobre. Deux années plus tard, sur la foi des mêmes arguments, Michel annonçait une vague pour l’année 1956 dans un article au « Saucerian Bulletin » [12], arguant de la proximité avec Mars et d’un déplacement progressif des vagues vers l’ouest. Il estimait donc qu’à la fin de l’année 1956, pouvait se dérouler une vague d’ovnis quelque part entre l’Europe orientale et le Moyen-Orient, sans que le fait ait été attesté aux latitudes indiquées. Michel croit voir dans les traitements statistiques par informatique de Jacques et Janine Vallée publiés dans « Les phénomènes insolites de l’espace » une validation de sa théorie des « cycles martiens » [13].

La vague de 1954 va donc offrir à Michel une matière brute de témoignages d’observations d’ovnis sans précédents en France, matière dont il est le contemporain et qu’il peut investiguer directement.

Michel l’évoque en ces termes :

« [14] Sur ces entrefaites, survint la fameuse vague d’observations de l’automne 1954. Pendant cinq semaines environ, de la mi-septembre au 20 octobre, les journaux européens jusque-là pratiquement muets sur la question se mirent à publier chaque jour des dizaines et des dizaines de récits de témoins.

En Italie, en Angleterre, en Suisse, en Belgique, dans la péninsule Ibérique et naturellement en France, il ne fut pendant cette brève période question que de cela. Quelques flatteurs affirmèrent alors que la source de cette vague devait être cherchée dans mon livre, paru le printemps précédent. Hélas ! Mon livre était un four. On ne commença à le lire (peu) qu’après la fin de la vague. Et les innombrables témoins que j’interrogerai ignoraient jusqu’à mon existence, je dis en France, et à plus forte raison, à l’étranger. La vague passée, quelques amis et moi travaillâmes des mois durant à réunir tous les documents et à faire remplir des questionnaires. Vers 1956, je me trouvai ainsi à la tête d’une documentation énorme, chaotique et parfaitement délirante, dont il était impossible de tirer la moindre conclusion. Tout avait été « vu » en septembre-octobre 1954. Des objets en l’air, des échos radar, des objets en formation, des objets au sol, et même leurs pilotes ! En cent endroits, des moteurs d’auto ou de camions avaient été stoppés lors du passage en rase-mottes d’une soucoupe, des phénomènes électriques d’induction observés, de la terre arrachée au sol par un engin prenant l’air brutalement. II y avait des traces au sol, des rémanences magnétiques faisant dévier la boussole, des témoignages concordants d’observateurs éloignés les uns des autres et ne se connaissant pas. On pouvait même souvent, par exemple le 3 octobre, suivre un engin à la trace à travers la France, de témoignage en témoignage. Mais, d’un autre côté, le tout présentait un aspect si délibérément démentiel que même les chercheurs les plus blasés penchaient à donner raison au professeur Heuyer, auteur d’une retentissante communication à l’Académie de Médecine sur l’origine psychopathologique de la psychose soucoupique ».

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Livres d’Aimé Michel
1954 / 1958

Dès 1956, Michel reproduit sur une carte de France les observations de la vague de 1954, en quête de cohérences topographiques. « [15] Et c’est alors, en effet, que l’effet conjugué d’un classement des observations par date et de leur localisation sur la carte fit apparaître les premiers alignements ».

Michel va alors discerner de nombreuses lignes droites dans les observations de 1954. L’une d’entre elles est constituée de six observations entre Bayonne et Vichy, pour la seule journée du 24 septembre.

Cette « concordance » entrera dans la petite légende ufologique sous le nom de « BaVic » (pour Bayonne-Vichy). Plus troublant encore, aux intersections de ces nombreuses « lignes droites », Michel note toujours la présence d’une observation mettant en cause un grand cigare vertical et une descente d’ovni dite « en feuille morte », selon les descriptions des témoins, coïncide pareillement avec les intersections de lignes.

La théorie des lignes et l’orthoténie se trouve rassemblée dans l’enquête fouillée sur la vague de 1954 qu’il publie en 1958, « Mystérieux objets célestes » et qui structure le livre. Cette publication le rend intime de Jacques Vallée qui lui écrit. Cette théorie de l’orthoténie va connaitre une grande prospérité dans le monde entier.

Le premier à reprendre ces travaux est l’ufologue américain Alexander D. Mebane, enquêteur de terrain très actif dans les années 50 et 60, co-fondateur en 1954 et avec Isabel L. Davis, et Ted Bloecher du « Civilian Saucer Intelligence » groupe d’amateurs new-yorkais. Mebane et le CSI vont préparer et éditer la version américaine du « Mystérieux Objets Célestes » de Michel. Il y signe une longue contribution [16] où se croisent une analyse de la vague américaine de 1957 et les conclusions de Michel.

Il établira une formule mathématique établissant le nombre d’alignements de points prévisibles du seul fait du hasard dans un groupe n de points d’observations répartis au hasard. En adoptant arbitrairement une définition plus large de la ligne droite que celle initialement énoncée par Michel, il en conclut que si les alignements de trois points et une bonne part de ceux de quatre pouvaient s’expliquer par le hasard, les alignements de cinq ou six points demeurent des « anomalies » statistiques et mathématiques. Ce sont donc les observations isolées et spectaculaires, comme la fameuse ligne « BaVic » qui restent indéterminées. Il croit discerner dans les réseaux orthoténiques une « régularité » qu’il ne retrouve pas dans les alignements fortuits.

Dans les années qui suivent, de nombreux ufologues vont discerner à leur tour des réseaux orthoténiques dans les observations d’ovnis relevées sur le terrain.

Le docteur brésilien Olavo Teixeira Fontès, Christian Vogt, animateur de la Commission d’Enquête CODOVNI, de Buenos Aires (Argentine) ou l’espagnol Antonio Ribera vont alors publier des cartes qui montrent des réseaux très similaires à ceux relevés par Michel pour la vague française de 1954.

Jacques Vallée évoque cette controverse autour des probabilités que de tels réseaux soient

exclusivement hasardeux :

« [17] Commentant nos résultats, un universitaire britannique, le Dr. Michaël Davis, écrivait : « Une question évidente que de nombreux lecteurs ont du se poser est celle-ci : Quelle est la probabilité de trouver des alignements semblables à ceux présentés, en partant d’une distribution de points complètement au hasard ? »

Afin de répondre à cette question, le Dr Davis a proposé un ensemble de formules qui expriment le nombre de lignes de trois ou quatre points auxquelles on doit s’attendre du fait du hasard seul, en fonction du nombre total de points dans la distribution et de la précision demandée. Appliquées au réseau d’Afrique du Nord, ces formules donnent un résultat qui renforce l’idée que les alignements ne pourraient pas être expliqués par le hasard seul. L’idée de la valeur des alignements gagna rapidement du terrain ».

Au mois de mars et d’avril 1964, la polémique se poursuit alimentée par l’astronome Donald Menzel, reprenant les arguments de Mebane pour les alignements de 3 ou 4 points et mettant tout bonnement en doute le sérieux de Michel quant au recueil des faits. Personne n’accorde alors la moindre attention au propos malveillant de Menzel qui s’est toujours signalé par des prises de position « rationalistes » depuis 1947 et l’observation d’Arnold. Or il s’avère qu’il a raison et que Michel, en reproduisant des observations rapportées dans la presse parisienne sans les vérifier, ou en extrapolant certains éléments comme la datation, s’est lourdement trompé, rendant ainsi caduque le fleuron de son orthoténie, la fameuse ligne BaVic.

Que les admirateurs d’Aimé Michel ne voient rien d’autre, dans ces quelques lignes, qu’un portrait objectif d’un homme qui fut un penseur tous azimuts. Ces imprécisions dans la matière qui donna lieu à une théorie qui fut un temps présenté comme la preuve de la réalité des ovnis et de leur présence « coordonnée » sur Terre ne nous le rendent finalement que plus humain.

Il faut bien dire que les catalogues sur lesquels travaillent les ufologues, Michel puis Vallée et Poher plus tard, sont constitués de documents personnels, articles, coupures de presse, compte-rendu et enquêtes mais ils sont aussi le fait d’échanges généralisés entre ufologues qui se communiquent leurs fichiers. La plupart de ces cas n’ont donné lieu à aucune enquête poussée ce qui met en question le résultat de tout travail scientifique s’y référant. Comment dans ces conditions, si l’on reconnait qu’une part non-négligeable des données peut très bien être erronée, que la réalité même de l’observation ou les détails de celle-ci sont sujets à caution, entreprendre un travail statistique infaillible ?

C’est une réalité que peu d’ufologues mesurent aux premières années de l’ufologie, -pas même Michel qui élude cet aspect-, ces derniers s’efforçant d’appliquer la méthode et les outils scientifiques à un sujet qui reste encore très contesté.

En 1966, Vallée réédite l’expérience en effectuant une simulation informatique. Il découvrira un alignement de 5 points, 5 de 4 points et 20 de 3 points. Il explique plus mal les alignements de six points, les comportements des ovnis aux points d’intersection et les présences de « grands cigares » au centre de réseaux en toile d’araignées.

C’est en replongeant aux sources mêmes des observations que l’énigme va être résolue. On doit donc à l’ufologue Michel Jeantheau une contre-enquête particulièrement fouillée sur la journée du vendredi 24 septembre 1954 [18]. Recherchant trace des six observations dans la presse régionale de l’époque, il détermine que les faits rapportés par « Le parisien Libéré » ou « Paris-Presse » ont eu lieu à une autre date que celle du 24 septembre, à l’exception d’une seule observation, incertaine. La théorie orthoténique s’effondre, mais contrairement à ce qui fut longtemps avancé, pas du fait des travaux et des doutes formulés par Vallée qui n’expliquait pas l’alignement de BaVic, mais bien par Jeantheau et Sider.

Cette recherche d’un ordre dans le chaos des observations d’ovnis se poursuivra. L’orthoténie continuera longtemps d’être soutenue, sur la foi de savants calculs avant que ne lui soit substituée l’isocélie, théorie qui postulait que les observations d’ovnis se répartissaient dans des configurations en forme de triangles isocèles et qui fut à son tour rapidement invalidée.

Le 20 août 1961, après un échange de correspondances, Michel rencontre Jacques Vallée. Ce dernier fait un fidèle compte-rendu de cette première entrevue.

« [19] Cet après-midi, j’ai rencontré Aimé Michel dans son appartement au second étage d’un immeuble qui domine le parc de Vanves, juste au sud de Paris. J’ai à peine aperçu sa femme qui m’a ouvert la porte et s’est timidement enfuie dans l’obscurité du couloir, sans m’adresser la parole. Il me salua et me fit entrer dans son bureau, une chaude petite pièce avec une table surchargée de papier, des piles de livres, des articles en différentes langues et de nombreuses lettres. Des notes étaient épinglées au tissu qui couvrait les murs. Au milieu de cette masse d’informations, était un diable de bonhomme, petit et déformé, qui m’arrivait à peine à la poitrine. Pourtant il rayonnait d’une sorte de beauté inoubliable, une beauté qui venait de l’esprit et de la noblesse de ses yeux perçants ».

C’est assurément, à l’image de ce témoignage, une forte impression qu’i laissait à ses interlocuteurs, celle d’un brillant esprit, intellectuellement suractif, mais qui avait su rester accessible et qui demeurait définitivement un homme de débats, d’échanges et de doutes. Plus loin dans son journal, Vallée le décrit encore ainsi : « Aimé est un homme remarquable et dangereux. Son imagination, associée à un sens de l’humour très fin et à un cerveau puissant, l’entraîne en avant un peu trop vite ».

Son sens des réseaux et la grande respectabilité dont il jouit vont l’amener à fréquenter des scientifiques importants et proches du pouvoir, comme le physicien Yves Rocard, mais également les responsables du suivi du dossier OVNI, tels que le capitaine Clérouin et certains barbouzes qui lui confirment l’existence de cas extrêmement déroutants dans leurs archives. Il plaidera auprès d’eux pour la création d’un comité scientifique officiel. Le refus de l’Armée lui fait alors penser que les militaires, sans dissimuler pour autant quelque obscur secret, calquent leur politique sur celle de leurs homologues américains avec qui ils débattent dans les années 60, silence et désintérêt apparent.

Durant les années 60 et 70, Michel va être l’infatigable rédacteur de très nombreux articles dans des domaines aussi variés que la physique, les rêves, la parapsychologie, le mysticisme, le monde animal et les phénomènes physiques liés aux extases religieuses. Il publie dans un très grand nombre de revues parmi lesquelles, Arts, Sciences et Vie, Tout Savoir, Monde et Vie, Question de, France Catholique, Ecclésia, Archeologia (avec un article sur son village natal, Saint-Vincent les Forts), La vie des bêtes, etc. Dans le domaine de l’ufologie, il publiera notamment dans la Flying Saucer Review, Phénomènes Spatiaux, Recherches ufologiques, et appartient dès 1969 au comité rédactionnel de L.D.L.N.

Mais la rencontre avec Jacques Bergier et avec Louis Pauwels sera déterminante et Michel livrera dès lors ses textes parmi les plus importants à la revue Planète, véritable antichambre du « réalisme fantastique » [20] où publient Rémy Chauvin, Bernard Heuvelmans, Charles Noël Martin, Jean E. Charon, George Langelaan, Raymond de Becker, Gabriel Véraldi, François de Closets, Marc Gilbert, Jacques Mousseau (concepteur de l’émission télévisée Temps X), René Alleau, Henri Laborit, Jacques Lecomte et Guy Breton. Cette revue, créée en 1961 répondait au besoin unanime suscité par le succès phénoménal et inattendu du Matin des Magiciens de Bergier et Pauwels qui défrichait alors « des domaines de la connaissance à peine explorés (…) aux frontières de la science et de la tradition  [21] ». Ce livre devait être à l’origine d’une vague sans précédents d’engouement pour l’imaginaire, l’irrationnel, la parapsychologie, les extraterrestres et les civilisations disparues. Aimé Michel appartient assurément à cet âge d’or de l’esprit, aujourd’hui défunt.

En 1992, date de sa disparition, Michel déclarait modestement que tout ce dont il était certain à propos des ovnis tenait aisément sur un timbre poste. Plus de quinze années plus tard, il semble que nous en soyons toujours au même point.

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BIBLIOGRAPHIE :

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Conservateur des bibliothèques, historien de formation, Thibaut CANUTI est l’auteur de « Un fait maudit, histoire originale et phénoménologique du fait ovni » chez JMG (2007). Auteur de nombreux articles et interventions, il travaille actuellement sur l’histoire contemporaine des ovnis et de l’ufologie en France.

[2] Michel PICARD, « Aimé Michel ou la quête du surhumain », pref. de Rémy Chauvin, JMG, coll. Science Conscience, 2000.

[3] Aimé MICHEL, « Ma douloureuse et prophétique enfance », Revue « Planète », n°27, 1966.

[4] Voir dans mon livre « Un fait maudit – Histoire originale et phénoménologique du fait ovni », JMG – 2007 – pp.194-203 (« 1946 : la vague scandinave de fusées-fantômes »).

Sur le site de l’auteur : http://thibautcanuti.wifeo.com/1946--la-grande-vague-scandinave.php

[5] Donald KEYHOE, « Les Soucoupes Volantes existent », Correa – 1951. Trad de “Flying Saucers are Real” -Fawcett Publications, 1950.

[6] Aimé MICHEL, « A propos des soucoupes volantes -Mystérieux Objets Célestes », Ed. Planète, coll. « Planète présence »,1958. Trad.de «Flying saucers and the straight-line mystery», Criterion Books -1958.

[7] Aimé MICHEL, « Les tribulations d’un chercheur parallèle », Revue « Planète », n°20, Janvier-Février 1965.

[8] Ibid.

[9] Aimé MICHEL, « Lueurs sur les soucoupes volantes, Mame, 1954. Traduit “The truth about flying saucers”, Criterion Books 1956.

[10] Jean COCTEAU, « Le Passé défini ». III, 1954. Journal, texte établi et annoté par Pierre Chanel, Paris, Gallimard, 1989. p.240.

[11] Paris-Match, n°266, avril 1954.

[12] “Gray Barker’s Saucerian Bulletin” du 15 septembre1956.

[13] Jacques et Janine VALLEE, « Les phénomènes insolites de l’espace », Ed. de la table ronde, 1966. (Cf. chap. 4. Intérêt de la théorie des alignements, p.88).

[14] Aimé MICHEL, « Oui, il y a un problème soucoupes volantes ! », revue « Planète », n° 10, mai-juin 1963.

[15] Aimé MICHEL, « A propos des soucoupes volantes -Mystérieux Objets Célestes », 1958, Ibid., p.19.

[16] Alexander D. MEBANE, “The 1957 Saucer Wave in the United States”. In Aimé Michel, “Flying Saucers and the Straight-Line Mystery”, pp.233-285. New York : Criterion Books.

[17] Jacques et Janine VALLEE, « Les phénomènes insolites de l’espace », Ibid. p.91.

[18] Jean SIDER, « Le dossier 54 et l’imposture rationaliste », Ed. Ramuel, 1997. (Chap. V : Que devient BAVIC ? Ou la journée du 24 septembre 1954 revue et corrigée par Michel Jeantheau. p.135.).

[19] Jacques VALLEE, « Science interdite – Journal 1957-1969 », O.P Editions (Observatoire des Parasciences), Coll. « Documents », 1997. (1ère éd. Par « The Vallée Living Trust – 1992). Pp.52-54.

[20] Grégory GUTIEREZ, « Le discours du réalisme fantastique : la revue Planète », Mémoire de Maîtrise de Lettres Modernes Spécialisées, Université Sorbonne -Paris IV, UFR de Langue Française, 1997-1998, 133 p.

[21] PAUWELS / BERGIER, « Le matin des magiciens, Gallimard, 1960. (Préface à la première édition).